28 Novembre:Notre entreprise n'a pas pour vocation de devenir une banque.

 

Notre Entreprise n’a pas vocation à devenir une Banque.

Nos dirigeants innovent constamment afin de pouvoir annoncer le gain de contrat alléchant satisfaisant le marché boursier et le marketing.

Le jeu étant d’annoncer en début d’année les prévisions (Marge, CA et autres) et de passer l’année à courir derrière les annonces faites pour éviter Ô sanction suprême, le Profit Warning des médias Boursier et de voir fondre en 1 semaine les quelques pourcents gagnés par le titre Steria sur l’année (Pour une simple perte de 0.5% sur la marge passant de 7.5 prévue à 7%).

Afin de secouer et redynamiser le cours de bourse et de rassurer les financiers (Nos Banques), il est de bon ton d’annoncer des contrats Chocs, marquant, soit par l’ampleur des bénéfices envisagés ou le prestige de l’opération.

Donc quand l’occasion se présente, on y va gaiement (Ca permet les petits tours sur BFM ou RMC Info et les encarts dans les journaux).

Mais voilà, le petit problème est que ces contrats (Plusieurs Millions voir Milliards d’euros) sont principalement portés par des gouvernements ou des états et que les états en cette période de crise n’ont plus les liquidités pour investir.

Pas de soucis ! il y a une solution magique (Comme les subprimes au début c’est magique après on connait !) :

Une gestion Mixte du projet ? c’est Quoi ?????

  • C’est très simple ! l’entreprise qui gagne l’appel d’offres, porte l’investissement (Infrastructure, Logiciel et autres) et sera remboursée par le paiement d’un loyer sur X années remboursant normalement ainsi l’investissement et participant au paiement de la prestation.

Et chacun de s’exclamer au nom d’une foutaise, ce fameux et fumeux, c’est du : Gagnant/Gagnant.

Nos élus F.O ayant alertés à ce moment-là, le conseil de surveillance, le conseil d’administration et le Comité central d’entreprise sur des points très importants :

  • L’ampleur des sommes mises en jeu
  • Le manque de liquidité de l’entreprise
  • Risque fort d’endosser financièrement des décisions politiques
  • Un manque de sécurisation des contrats

 

MAIS VOILA !

ECOMOUV :

Budget et périmètre trop important pour une seule entreprise comme STERIA.

Création d’un GIE avec divers partenaires, chacun portant l’investissement de son champ d’action :

  • Exemple :Thalès(Portique et Boitiers),SFR( RFID et GPS),STERIA (Logiciel de traitement de la taxe) etc..

Steria a donc investit plusieurs millions d’euros et tablé sur un début de remboursement dès la mise en place Septembre 2013.

Nous avons donc emprunté pour financer un projet gouvernemental, réduisant ainsi nos capacités d’investissement au titre de l’entreprise et accentuant notre dette.

Pour le reste il suffit de lire les journaux !

  • Pas de mise en place
  • Projet contesté et suspendu
  • Pas de responsable politique et accusation envers les entreprises
  • Perte sur les rentrées prévues
  • Pas de remboursement de l’investissement
  • Dans l’attente d’une décision politique pour connaitre le devenir du projet et du traitement fait éventuellement en compensation.

IMPACT ESTIME SUR LES COMPTES POUR 2013 : Frais de la dette, remboursement investissement, manque à gagner : Plusieurs Millions d’euros

Ont –ils appris de leurs erreurs ?

NON !

Plateforme Informatique des Ministères Anglais.

Le fameux contrat dont la presse fait échos portant sur 1.2 Milliard d’euros.

Le gouvernement anglais afin de réduire ces coûts de gestion a décidé de créer une plateforme de gestion de l’informatique Unique pour l’ensemble des ministères.

En catastrophe cet été, réponse à l’appel d’offre et Bingo , on a gagné !

Super ! Mais en quoi ça consiste ?

  • Création de la plateforme et gestion de son utilisation par Steria.
  • Chaque ministère peut choisir de délégué son informatique à cette plateforme, mais peut aussi choisir de ne pas le faire et peut se retirer à tous moments.

 

Bien entendu, l’investissement de la conception, de la création et de l’infrastructure est à la charge de STERIA, et sera rentabilisé par le paiement de loyer et prestations (Tiens ça me rappelle quelque chose ???) par les ministères ayant choisis d’intégrer la plateforme (Combien ?).Donc les premiers effets sont :

  • Investissement à hauteur de 130 millions d’euros
  • Utilisation de la quasi-totalité de notre ligne de crédit
  • Remboursement d’emprunt plus lourd
  • Perte de toute possibilité d’investir sans renégocier une nouvelle dette (A des taux plus importants)

 

Donc tous ceci sous le cadre d’un accord avec le gouvernement anglais, alors que les prochaines élections auront lieu dans 6 mois. (Ca me rappelle encore quelque chose ?).

Mais nous faisons encore mieux car , nous ne connaissons pas le nombre réel des ministères adhérents finalement au projet, des conditions de sortie peu sécurisées et une visibilité politique nulle.

Et cerise sur le Gâteaux !

La loi anglaise permet au titre d’un article de faire basculer les contrats de travail du public vers le privé. A ce titre, le contrat prévoit le passage de 1200 salariés du public vers le privé (Vers STERIA UK) .Qui comme prévu dans le contrat devra licencier 500 salariés et intégrer les autres (En sachant qu’une partie de l’activité sera effectuée en Inde et qu’il y aura un deuxième wagon de salariés licenciés).

Fabuleux, le gouvernement anglais a trouver comment réduire ses fonctionnaires en le faisant faire par une entreprise privé et en l’occurrence la nôtre, hormis le manque de moralité d’une telle action (Ce qui ne gêne en rien nos dirigeants) , cela ajoute après un potentiel changement de gouvernement , un focus médiatique très négatif (Après ceux qui se sucre sur les taxes, ceux qui exécute les basses œuvres des gouvernements).

Au final, si tous se passe bien, on aura servi de banque pour le projet , mais nous n’en recevrons pas les dividendes car STERIA UK , ne remonte pas de dividendes à l’UES STERIA (STERIA SCA).

Donc on assume, les coûts, les risques (Très importants), on subit l’incapacité future d’investir sans même avoir la possibilité d’en profiter le cas échéants.

Notre entreprise n’a pas les capacités financières lui permettant d’assumer les risques de ce type, n’a pas vocation à s’endetter pour financer les projets en lieu et place des donneurs d’ordre. Une banque possède le capital, les assurances  et les structures adéquates pas nous et ce n’est pas notre métier, ni notre vocation.

Nos dirigeants en acceptant ces principes de fonctionnement mettent en péril l’entreprise pour le présent mais surtout pour le futur.

Il n’est pas question de nous demander d’être l’assurance qui fait défaut afin de palier à la mauvais gestion de nos dirigeants qui malgré tous cela continus de percevoir des primes pour réalisation d’objectif allant de plusieurs dizaines de milliers d’euros à plusieurs centaines.

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