Bilan et synthése : Premiére semaine de réunion

Bilan Synthétique des différentes Réunions


L’entreprise dans un premier temps, a ouvert des négociations qui n’en sont pas, car nous ne pouvons négocier de nouveaux accords tant que ceux existant ne sont pas dénoncés.

Au vue des réunions, la Direction est venue vers nous en nous expliquant que la situation économique de l’entreprise et pour sa pérennité, devrait faire 20 millions d’économie.

Que pour ce faire, elle nous proposée de revoir la gestion du temps de travail et l’organisation de l’entreprise.

Lors de la présentation de ses propositions, il est vite apparu que ce que demandé l’entreprise , n’était ni plus , ni moins qu’une réécriture de la convention collective , voir du code du travail à son seul bénéfice.

  • Calcul des heures supplémentaires sur 4 semaines lissées
  • Création d’une modalité 2 (Bis)
  • Changement des temps de travail
    • Forfait Mensuel d’heures travaillées
    • Amplitude de la semaine sur 6 jours
    • Amplitude horaire de 6 à 21 heures avec choix de la plage horaire définie 3 jours avant voir 1 jours pour raison de service.
    • Suppression des RTT et des jours de congés pour ancienneté
    • Roulement pour les temps de repas
    • Suppression du paiement du temps de repas pour les journées atypiques (3/8,2/8 et continue)
    • Maintien des RTT pour les modalités 3 travaillant de fait moins que les modalités 2
    • Suppression de la prime d’astreinte

Après plusieurs réunions nous apprenons et nous l’avions déjà constaté que ces modifications n’entre pas dans le champ des économies ou pour très peu.

La direction nous a donc informé qu’elle envisagée pour les 20 millions un plan de départ volontaire ou un PSE.


NOTRE ANALYSE


Ces propositions resterons des propositions car l’entreprise n’a aucun moyen de les mettre en œuvre comme expliquer dans différents documents déjà transmis voir :

  • Situation économique ne permettant pas d’activer un PSE (Plan Sauvegarde de l’emploi)
  • Si pas d’accord pas de possibilité de modifier les conditions de travail
  • Même après dénonciation des accords, pas de possibilité de mettre en place ses propositions.
  • Pas de situation économique permettant le recours à un plan social.

Nous laisserons se dérouler ces pseudo négociations afin de construire notre dossier de défense des conditions de travail et de s’assurer la fermeture de toutes les opportunités éventuelles d’application de ces modifications.

Le CCE a lancé un droit d’alerte sur la gestion de l’entreprise en juillet (Paye, égalité professionnelle) donnant lieu en ce moment à une expertise par un cabinet extérieur.

Le CCE a reçu le rapport annuel des comptes de son expert qui ne valide pas la situation dépeinte pas la Direction (Avec étude comparative des autres entreprises).Il n’y avait pas donc pas  lieu même pour les prévisions 2013 à émettre un droit d’alerte économique imminent, comme nous le reproche une organisation syndicale entre autres choses (A voir billet d’humeur sur le Sujet)ne-nous-trompons-pas-de-cible.docx ne-nous-trompons-pas-de-cible.docx.

La direction ouvre maintenant une négociation GPEC (Gestion Prévisionnelle des Compétences) qui contient un volet de préparation au PSE, qui n’a aucune chance d’aboutir au vue de la situation.

En conclusion à ce jour, La Direction est dans l’impasse et mesure son incapacité à mettre en œuvre ses plans. Ces réunions tournent au fiasco et aucune O.S ne sera prête à signer une telle dégradation de nos métiers. Dans la Branche Syntec c’est même négociations ont eu lieu et n’ont pas aboutis, c’est pour cela qu’à ce jour plusieurs entreprise avec l’effet d’aubaine de la crise essaye de le faire passer dans le cas de contrat de compétitivité.

Donc pas de panique, pour l’instant tous cela est du Vent, à nous de ne pas tomber dans un piège qui consisterait par des actions négatives à créer une situation économique permettant pour le coup à la direction d’agir.

Nous écoutons, nous vous informons et exprimons notre position clairement en préparant sereinement les actes futures à entreprendre près des institutions judiciaires et administratives.

Nous resterons responsable et ferme, garant des conditions de travail et de rémunération de chacun. Pas question de tomber dans un combat caricatural appelé de leurs vœux par la Direction et certaines O.S. Si la situation devait appeler à autre chose nous prendrions alors nos responsabilités mais c’est encore loin d’être le cas.


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