Demain,négociation GPEC

Quand la formation devient une  variable d’ajustement budgétaire dans un monde technologique effervescent, le risque encouru  est celui que semble découvrir la Direction. Mais nous alertons sur le sujet depuis plusieurs années,  ne nous y trompons pas, chaque année la consultation sur le Bilan de la formation et le Plan Formations donne lieu aux mêmes échanges.

 L’obligation de maintien de l’employabilité (Terme pas très joli, au demeurant) faite par la convention collective et les obligations de formation législatives donnent lieu chaque année à une contorsion de chiffres,  plus ou moins faux, ne relatant en rien une volonté de l’entreprise d’évoluer et de s’adapter.

Le plan de formation relate hormis les formations cursus (Interne) principalement  des formations en attentes sur des projets en cours, certaines étant payées  par le client ou imputées sur les projets (C’est-à-dire qu’il faudra  rattraper  tout ça et que la pression se posera fortement  sur le projet et/ou accessoirement sur celui qui a été formé), donc qu’on se paye la formation.

Tant que la croissance économique est là, on vend (Des salariés qui s’auto formeront), on affiche des volontés non appliquées et circulez, il n’y a rien à voir !

Mais en période plus compliqué voilà, que se dessine de la part de la Direction une tout autre musique sur l’existence de profils inadaptés aux attentes du marché et de l’entreprise.

Avant toute chose, il faut savoir que depuis plusieurs mois lors des réunions paritaires de la convention collective, le syndicat patronal  « Syntec Numérique » reviens systématiquement sur l’inadaptation du CDI pour les sociétés de Service. Après le contrat de chantier, il essaye de revenir sur la notion d’inter-contrat. Le but étant soit de faire porter le coût de l’inter-contrat par l’état (Chômage partiel) ou par le salarié (Activité discontinue, avec salaire discontinu) dégageant ainsi immédiatement  3,5% de marge supplémentaire (Taux d’impact  sur chaque prestation pour financer les inter-contrats).

A contrario des demandes répétés des élus, en dépit de l’intérêt général de l’entreprise, la direction refuse depuis des années de gérer sérieusement la carrière de ses salariés et joue sur le turn-over au contraire de l’investissement.

Aujourd’hui la société nous dit admettre la situation et ouvre des négociations sur un accord GPEC (Gestion prévisionnel de l’emploi et des compétences) mais voilà, ça c’est pour l’avenir (Et que des paroles) mais pour le présent, il ne semble pas y avoir les budgets pour former et rattraper le retard.

Que devons-nous comprendre ? Que nous allons raser gratis les années à venir mais qu’en attendant, on aimerait résoudre rapidement le sujet, en aidant à partir des volontaires choisis ?

Si la Négociation sur la GPEC qui se poursuit demain, continue sur ce chemin, nous pensons couper court sur le sujet. Pas question de rentrer sur ce sujet et surtout pas par cet axe.

Si les effets collatéraux doivent faire perdre leurs emplois à quelques hauts dirigeants de l’entreprise, que chacun assume ses responsabilités (S’il vous plait, évitons les parachutes !).La semaine dernière nous avons demandé aux directeurs présents en réunion, si au vue de la situation qu’ils décrivent, ils acceptaient de revoir pour une période à définir, leurs salaires à la baisse de 30% par solidarité ?

Réponse unanime, NON !

 

Là encore la Direction espère faire porter ses responsabilités par les salariés, la gestion d’une entreprise c’est prévoir, depuis bien longtemps nos dirigeants ne prévoit plus rien et surf tranquillement sur la croissance molle du marché. Même sensibilisé par plusieurs de nos actions, la seule augmentation de la marge au détriment de toute autre considération reste la politique de l’entreprise. Les relations sociales dans l’entreprise sont proche du néant à part sur les obligations légales et la, la direction cherche constamment à faire au plus bas voir contourner.

Nous demandons donc encore une fois à la Direction profités de ces réunions pour se poser les bonnes questions, remettez l’humain au cœur des préoccupations de l’entreprise, et nous pourrons alors trouver des solutions acceptables pour faire évoluer notre entreprise .

Dans le cas contraire, nous nous opposerons constamment à vos projets et que de temps perdu à tourner en rond.

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