Ouverture Nego GPEC 4 Dec

UNE DEMARCHE INNOVANTE !

Aïe ! Quand STERIA parle d’innovation, en général c’est au détriment des salariés.

Bingo ! Voici lors de la réunion qui démarre ce matin, la déclinaison d’une démarche innovante.

Le plan de « départs volontaires/mutations forcées/démissions assistées ou contraintes/licenciements secs voir humides » sera soumis à la négociation à la mi-janvier à travers 3 petites réunions.

Mais plutôt que de commencer de parler d’un sujet qui est aujourd’hui d’une importance capitale, nous n’avons le droit de ne parler que de concepts généraux et relativement abstrait sur quelques choses qui ne ce négociera qu’à partir de juillet 2014 (GPEC).

L’innovation étant pour le coup de dire :

La GPEC contient deux volets :

  • Volet sur la gestion prévisionnel de l’emploi et des compétences
  • Volet sur le plan de sauvegarde de l’emploi

Donc l’innovation tient au fait que l’on se réunit ce jour en urgence pour parler du volet 1 (Compétence) mais sujet qui ne sera traité réellement qu’au second trimestre 2014.

Mais on mettra en place dès que possible le Volet 2 (Plan de sauvegarde de l’emploi) à partir de fin Janvier, et c’est en cela que l’innovation est marquée.

Le mérite dans tout cela, c’est juste pour Steria de trouver une solution en urgence, solution qui essayera d’aller, pour une fois chez Steria et cela aussi est révolutionnaire, dans le sens de la loi afin de ne pas se faire bloquer par les instances administratives et judiciaires dans un futur plan de licenciements.

Désolé, ça ne marche pas avec nous ! Et ce n’est pas près d’arriver.

STERIA a déjà fait preuve d’innovation par le passé en créant, début 2010, un plan GPEC à la place d’un accord GPEC, plan qui en décembre 2013 n’avait toujours aucun bilan d’établi (mais promis il sera fait avant juillet). On comprend mieux pourquoi 4 ans plus tard, ce plan a simplement fait que le nombre de salariés en « déphasage » avec les attentes des projets n’a jamais été aussi important.

Nous continuons dans le grotesque. Comment des dirigeants responsables peuvent-ils imaginer un instant que nous les aiderions à revenir sur le bon chemin pour qu’ils puissent « tranquillement » licencier alors que nous demandons depuis plusieurs années la mise en place de la GPEC dans le but précisément d’éviter cette situation critique, situation que nous vivons aujourd’hui.

Encore une matinée de papotage et de vent, à tourner autour du pot.

A suivre.


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